Le Son Bleu N11 – L’enfant, l’éducation

7.00

Parution mars 2010

L’enfant, l’éducation.

L’enfant, une âme qui s’incarne selon un dessein – l’enfant, un agitateur de conscience – quelle éducation pour préparer notre futur

Effacer
UGS : ND Catégorie :

Description

 

EDITORIAL

L’enfant, l’adolescent et l’éducation

L’objectif de l’Institut Alcor, nous le répétons sans cesse, c’est le contact avec l’âme spirituelle qui est en nous. C’est quelque chose qui a des conséquences dans notre vie quotidienne. Imaginons un couple qui a déjà le sentiment d’être deux âmes avant d’être deux personnalités. C’est encore exceptionnel et ce sera plus fréquent dans un futur proche. Ce numéro 11 du SON BLEU est réalisé pour préparer ce futur.

Notre couple désire un enfant. Il sait qu’il s’agit d’accueillir une âme de plus sur cette planète pour aider l’humanité dans son évolution. Cette âme n’arrive pas là par hasard. Elle a un dessein lié à un karma et le choix qu’elle fait de ce couple de parents, aussi bien que de l’environnement matériel, psychique, intellectuel dans lequel ils vivent, n’est pas dû au hasard. Ce que nous héritons de nos parents, c’est ce que notre âme a choisi et qui répond au dessein inhérent à son incarnation.

Un jour, après un rapport amoureux, peut-être encore plus chaleureux que d’habitude, la mère le sait, elle a un enfant en elle. Sait-elle pour autant ce qui s’est réellement passé ? Ce n’est pas si sûr. Pendant la période qui a précédé cette fécondation, l’âme spirituelle a fait un gros travail dans la genèse d’un être humain. Un fragment d’elle-même s’est entouré d’enveloppes mentale, émotionnelle, éthérique, cette dernière inachevée au 2/3 de son espace final. Au moment de la fécondation, ces corps subtils se joignent à la première cellule embryonnaire. Un être humain est là. Les neufs mois de gestation correspondent à l’élaboration de l’enveloppe physique tangible. Le corps éthérique se déploie dans sa totalité et fusionne

avec celui de la mère.

L’enfant nait. Ses sens commencent à le guider. Il s’exprime physiquement par le son, il crie. Il ressent ses premières émotions en touchant ce qui l’entoure. Et dès qu’il voit, il commence à saisir une relation entre ce monde extérieur et lui-même. Cette séquence physique, émotionnelle, mentale (à l’inverse de la séquence de la genèse des corps subtils) va se répéter à une autre échelle. L’appropriation des enveloppes par l’âme spirituelle s’effectue ainsi : de 4 à 7 ans l’enveloppe physique, de 7 à 14 l’enveloppe émotionnelle, de 14 à 28 l’enveloppe mentale. Comment devront réagir les deux grands témoins (les parents, les éducateurs) de cette évolution ?

Les parents ne manqueront pas d’entourer cet enfant d’affection et d’amour. Ils prennent conscience des différentes phases de cette évolution et savent que enfance et adolescence ne sont pas des états d’être d’adulte en miniature, comme la société occidentale l’a longtemps pensé. Tout en mettant de justes limites à leur système d’éducation, ils éviteront d’être trop directifs pour laisser à l’âme le soin de guider les choses. De grosses difficultés apparaissent du côté des systèmes éducatifs dans les pays occidentaux. Jean-Jacques Rousseau, Goethe, faisaient remarquer qu’il fallait préserver « l’état de nature » chez l’enfant, un immense potentiel fait d’indépendance d’esprit et d’une compassion innée pour la souffrance de ses semblables. L’éducation idéale serait celle qui ferait des enfants un être de civilisation, un être de culture, un être spirituel. Civilisation pour qu’il puisse accomplir dans la société où il vit un travail spécifique indispensable à la gestion de la cité. Culture pour qu’il soit sensible au

Bien, au Beau, au Vrai, issus des cultures passées, mais surtout pour qu’il puisse développer sa propre créativité. Spirituel pour que son âme puisse s’exprimer sans retenue.

On ne peut terminer ce tableau sans évoquer deux problèmes très préoccupants à l’échelle de la planète : celui de la violence chez les adolescents, celui de la misère des enfants dans différents lieux de la planète. Parents et enseignants sont tous d’accord : les adolescents expriment à l’école une violence de plus en plus marquée. On multiplie les systèmes répressifs, mais sont-ils vraiment les responsables ? La violence est partout. Dans les familles (familles éclatées, tensions dans les couples, tensions parents-enfants), à l’école où la pression de la compétition, de l’adaptation à un système économique dépassé est forte, dans les stades, dans les films, etc… Les adolescents, de par leur fragilité émotionnelle y sont particulièrement sensibles. Ils sont en outre sensibles à cet émotionnel planétaire profondément perturbé depuis des millénaires par la haine, la cupidité, l’égoïsme des adultes. La violence des adolescents sera résolue lorsque la planète sera guérie.

 

Jean-Jacques Rousseau, devant le spectacle des colons anglais massacrant, au XVIIe siècle, les Indiens de la côte Est des futurs Etats-Unis, exprimait son dégoût : ils détruisent l’enfance de l’humanité disait-il. Au xxie siècle, le peu d’intérêt du monde politique pour la détresse dans laquelle se trouvent beaucoup d’enfants dans le monde, nous inspire les mêmes sentiments.

La personnalité humaine oublie son enfance, l’âme spirituelle, non. La psychosynthèse de Roberto Assagioli attache une grande importance à l’enfance qui serait un moment privilégié de rapprochement avec l’âme spirituelle. Est-ce pour cette raison que le Christ disait : « Laissez venir à moi les petits enfants » ?

Ce que nous héritons de nos parents, c’est ce que notre âme a choisi (…)

Informations complémentaires

Format

Broché, eBook