EDITORIAL

Le solstice d’été́ nous amène les énergies du Cancer qui par essence sont celles de la forme où l’Esprit s’exprime au plan de la Matière. Quelle belle occasion pour parler d’une forme qui nous est chère : notre corps ! Belle occasion aussi, d’en rap- peler l’équilibre entre Esprit et Matière, entre corps de vitalité et partie tangible faite de matière organique, de liquides et de gaz. Presque tous les articles de ce numéro 2 s’appuient peu ou prou sur cette vision des choses. Chaque forme exprime à sa façon le bien, le beau et le vrai chers à Platon. A propos du corps humain, nous serions tentés de privilégier la Beauté (expression du 2e aspect divin). N’est-ce pas cette beauté, célébrée dans toutes les cultures, qui rend compte avec bonheur de cette rencontre entre le spirituel (Etincelle divine et Ame) et le matériel (nos enveloppes physique, émotionnelle et intellectuelle). Cette beauté qui ne doit pas nous faire oublier le conflit majeur qu’elle voile, entre ces deux pôles opposés. H. T. Laurency disait qu’un Etre humain c’est beau comme un rocher au milieu de la mer. Nous aimons cette métaphore du rocher battu par tous les vents et qui demeure solide, inaltérable ou presque. Pour l’Etre humain nous savons bien que les vents sont non seulement physiques mais aussi intérieurs et ces derniers ne sont pas les moins dangereux. A propos du corps humain, dans notre évolution psychologique et spirituelle, trois étapes peuvent être distinguées. Notre conscience commence par s’identifier avec la partie la plus tangible de notre corps. Notre époque est particulièrement caractérisée par cette attitude. Recherche de la beauté physique, culte du sport, souci de se préserver du vieillissement cellulaire, en sont quelques exemples. Nous ne portons aucun jugement d’ordre moral. C’est une étape inéluctable et d’autant plus prégnante que notre époque est de plus en plus sous l’influence du Rayon 7 (morphogenèse, rythme). L’énergie d’un rayon, et a fortiori le rayon du monde physique, se manifeste d’abord de la façon la plus involutive, la plus matérielle. Puis tout doucement, au milieu de beaucoup de difficultés, nous prenons conscience qu’il y a en nous autre chose, qu’il y a, pour reprendre l’expression récente d’un religieux, « en l’Homme quelque chose de plus grand que l’Homme ». Il s’agit bien sûr de cette âme spirituelle que nous évoquons à longueur de page dans notre revue. Nous sommes deux. Il y a le Soi (notre âme spirituelle) et le Non-Soi (notre personnalité avec son corps physique). Et nous disons à ce moment là : je ne suis pas mon corps, il est seulement le véhicule de quelque chose de plus essentiel. Nous éprouvons ainsi la dualité des choses. Du coup nous prenons l’attitude de l’observateur. Nous regardons ce corps physique de plus près. Nous nous posons des questions. Comment se fait-il que ce corps physique exprime tant de choses : de la vitalité à revendre, des émotions se manifestant par émissions de liquides, des souffrances diverses, des fatigues dépressives, etc.. Peu à peu s’installe en nous l’idée que la partie tangible n’est que le récepteur passif d’une réalité énergétique prodigieuse : notre corps de vitalité. Notre corps physique est donc une résultante de deux éléments. La partie tangible d’un côté, le corps de vitalité de l’autre. C’est ce corps de vitalité qui représente le spirituel dans la partie la plus matérielle de notre Etre. Il est une émanation de notre âme spirituelle. Quand cette dualité est vécue en toute conscience dans cette fusion, on est en contact avec l’énergie pleinement épanouie du Rayon 7. Nos interrogations ne s’arrêtent pas là. Quel est le sens de l’imprégnation des matières solide, liquide, gazeuse de notre corps par cette extension de notre âme spirituelle ? N’y a-t-il pas là, l’occasion, pour ces matières, d’accroître leur vibration magnétique et d’entrer ainsi dans un processus évolutif rédempteur ? Après s’être séparé de notre corps physique pour mieux le comprendre, nous ne pouvons que nous fondre spirituellement en lui et l’aimer. Encore une chose à vous dire. Vous avez sans doute déjà vu sur la page de couverture, que ce numéro du « son Bleu » est un numéro double (juin 2007 – septembre 2007). Le thème du corps humain, comme vous pourrez le constater, nous a particulièrement inspirés. Plusieurs solutions se présentaient à nous. Le publier tel quel en juin, était financièrement parlant lourd. Le fractionner en deux numéros était préjudiciable à l’unité et à la complémentarité des différentes facettes de ce riche thème. La solution choisie n’est pas sans inconvénient : elle vous laisse sans nouvelles pendant six mois. Pour pallier ce manque, vous recevrez début octobre une lettre d’informations qui fera le point sur nos activités. Le numéro de décembre portera sur « Religion et Spiritualité ». Le numéro sur « la synthèse » sortira en mars 2008. Bonne lecture et Bonnes vacances à tous.